Méthanisation dans le Lot. Une mission ministérielle va mener l’enquête !

Une mission ministérielle est chargée d’investiguer sur la méthanisation, telle qu’elle est pratiquée dans le Lot : une première nationale sur ce sujet.

Vue générale sur l'unité de Gramat, autour de laquelle s'est cristallisée la polémique.
Vue générale sur l’unité de Gramat, autour de laquelle s’est cristallisée la polémique.

Sollicitée par le préfet du Lot, une mission ministérielle, dirigée par un inspecteur général, interviendra dans le Lot les 9-10 et 11 avril 2019, pour enquêter sur la méthanisation dans le Lot.

L’information circulait depuis plusieurs jours et a été confirmée ce lundi 18 mars 2019 par Jean-Luc Tarrega, sous-préfet de Gourdon.

« Objectiviser » le dossier de la méthanisation

« Il s’agit d’objectiviser un certain nombre d’éléments qui ont fait l’objet de parutions dans la presse locale et nationale et d’apporter un étayage scientifique et technique sur le fonctionnement de la méthanisation dans le Lot » déclare Jean-Luc Tarrega.

Une telle démarche qualifiée de « première en matière de méthanisation », menée au plus haut niveau de l’Etat, traduit la volonté des pouvoirs publics de sortir de plusieurs années de polémiques. En effet, le projet Fonroche avec la construction de l’unité de méthaniseur de Gramat, pour le compte de la coopérative agroalimentaire Capel La Quercynoise, n’a cessé d’alimenter la controverse. Une multiplicité de prises de positions, notamment de la part de scientifiques de renom (*) : géologues, hydrologues, ont dénoncé les risques encourus, pour les réserves d’eau potable, au regard de l’épandage de digestat brut sur les sols calcaires.

« Toutes les parties prenantes sur ce dossier seront entendues » assure le sous-préfet de Gourdon. Les conclusions de l’enquête de la mission ministérielle feront l’objet d’un rapport qui devrait être rendu public dans les deux mois qui viennent.

Le collectif lotois AmiE (Alerte méthanisation industrielle Environnement) se réjouit d’une telle initiative, qui pourrait sortir le dossier de l’impasse dans lequel il se trouve.

(*) Gilles Delluc, Dr en médecine spéléo et Dr en Préhistoire, Brigitte Delluc, Dr en préhistoire, Pierre-Yves Demars (Brive) Préhistorien CNRS Brive, Michel Lorblanchet, CNRS St-Sozy, Mathieu Langlais (université Bordeaux-CNRS), Jean-Christophe Castel, paléontologue du Musée de Genève (recherches en Quercy), Michel Philippe (Musée de Lyon) paléontologue- recherches en Quercy, signaient une tribune commune dans La Vie Quercynoise en 2018. Michel Bakalowicz, hydrogéologue du karst, Lydia et Claude Bourguignon, ingénieurs agronomes et Pierre Rabhi, l’un des pionniers de l’agriculture biologique en France, ont fait également part de leurs plus vives réserves, quant à l’épandage du digestat brut en milieu karstique, dans les colonnes de La Vie Quercynoise.

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