À propos

Nous, citoyens Lotois, soucieux de la préservation du causse, de l’eau et de notre santé, dénonçons que : 

Ce projet a été monté discrètement, en accord avec la commune de GRAMAT et le PNRCQ, sans concertation avec les citoyens, alors qu’il bénéficiera de subventions publiques. L’enquête publique s’est déroulée du 18 juillet au 19 août 2016, alors que la majorité des habitants étaient en vacances. Les deux numéros du journal communal « le courrier de Gramat » précédant l’enquête publique n’ont pas annoncé la tenue de cette enquête. La réunion « sur invitation » du 26/10/2016, a été initiée pour calmer quelques riverains de Gramat alors que le CoDERST (conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques présidé par la préfète) avait déjà eu lieu.
Ce projet démesuré menace notre environnement et notre santé. Il est prévu de traiter, jusqu’à 64 000 tonnes/an de déchets provenant du Lot mais aussi des départements limitrophes. Pourquoi ne pas privilégier plutôt des petites unités de méthanisation à la ferme ? En revanche le digestat obtenu (47 000 tonnes), devrait être épandu uniquement sur 4500 ha de Causse. Plus facilement lessivable que les autres amendements, il polluera les nappes phréatiques peu profondes et les eaux souterraines qui alimentent les captages en eau potable. Le sol Karstique des causses est vulnérable aux infiltrations des polluants par les fissures et par les ruissellements qui pénètrent dans les pertes. Il est anormal que les dernières études hydrogéologiques demandées par l’Agence Régionale de Santé et réalisées en 2013 et 2015 n’aient pas été prises en compte dans le plan d’épandage parce que « non opposables » d’un point de vue juridique.

Risque de pollution de l’eau mais aussi de l’air, le bureau d’étude engagé par le maître d’ouvrage indique que la cheminée du moteur de cogénération doit faire 27m réglementairement pour une dispersion maximale (le digesteur fait 23m), mais est missionné pour réaliser son étude de risque avec une hauteur de 10m. Qu’allons-nous encore découvrir dans les études de dangers et d’impacts ? Quels contrôles et par qui sur les intrants ? Les mesures de sécurité pour les risques « d’explosion » et « d’incendie » ont-elles aussi été contournées au mépris des salariés travaillant à proximité du site ?

Ce projet qui n’apporte rien à nos communes, 2 ou 3 emplois pour gérer toute l’usine et les quatre sites de stockage, met en péril notre qualité de vie et le patrimoine du parc naturel régional des causses du Quercy.